Rallô toi!
Cette semaine, je te parle de trucs pour être heureux… Parce qu’être heureux, c’est le fun et que c’est toujours ce qu’on cherche dans la vie, pas vrai? Et on ne se suicide pas de bonheur… Le bonheur, c’est LE vrai remède au suicide…
Être heureux : la solution à notre malheur…
Bonne idée! Bravo! Quel génie!
Mais, voyons! Tout le monde sait ça, que c’est une bonne affaire d’être heureux! Mais comment on fait pour être heureux? C’est ça, la question…

Mosus de bonne question, en effet! Répondons-y.
C’est vrai que c’est pas si simple mais, quand même, c’est pas si compliqué non plus…
Pour être heureux, il s’agit de « penser heureux ». C’est dans notre tête que ça se passe le bonheur et le malheur, dans nos façons de penser.
Et, plus je pense des idées qui ont du bon sens, plus je suis heureux. Des idées réalistes me branchent sur la réalité et non sur mon imagination.
Par exemple, si je m’inquiète pour une affaire vraiment dangereuse, c’est le bon moment de m’en faire et je vais essayer de me protéger, avec raison et utilité. Mais si je m’en fais pour des idées fausses, je me gâche la vie en craignant des choses peu dangereuses…
Par exemple, si je casse un objet précieux de mes parents, je peux me dire des idées qui ont du bons sens comme: « C’est plate mais c’est pas la fin du monde… Et si mes parents me chicanent, je les écouterai et je m’excuserai simplement et sincèrement… Ils ne me tueront pas… Ça serait trop salissant(!) Après tout, eux aussi sont humains : on fait tous des erreurs… Je veux bien regretter mon erreur mais de là à capoter pis à « virer sur le couvert »… Wof, c’est pas vraiment nécessaire… Si c’est le pire qui nous arrive, la vie aura bien été, quand même. »
Avec ces idées réalistes, je vais filer pas trop mal malgré l’incident…
Mais je pourrais aussi penser des idées exagérées et fausses comme: « C’est terrible! Quelle catastrophe! Mes parents vont me tuer. Ils vont m’engueuler et ça, c’est effrayant!… Maudit que je suis niaiseux! Je déçois tout le temps tout le monde. Je suis un bon à rien. C’est encore ma faute… »
Avec des idées de même, fausses par dessus le marché, je vais me stresser à mort…
Alors, pour être heureux, il est utile de penser un peu à ce que je pense et de me demander si ça a du bon sens, si ça colle à la réalité… Parce que des fois, je peux voir les choses avec des idées fausses et capoter…
Par exemple, si je fais une connerie et que je me dis que je suis un con… Cela a-t-il du bon sens, est-ce vrai? Non, c’est faux parce que si j’étais un con, je le serais tout le temps. Je serais en institution spécialisée pour handicapés mentaux, pas à l’école régulière… Con un jour, con toujours, donc nous ne sommes pas des cons… Je suis un Etre Humain Imparfait, relativement intelligent, qui se trompe… comme tout le monde, pas un con!
Ou si je me fais rejeter et que je me dis: « Ça prouve que je suis plate… » et que je me dévalorise… Cela a-t-il du bon sens, est-ce bien vrai? Non, c’est seulement que je ne suis pas au goût de cette personne. Et la preuve, c’est que d’autres m’aiment…
Ou si je me fais « crier des noms », est-ce vraiment grave? Non… C’est plate un peu, c’est sûr. Mais les mots ne changent pas le réel. Les mots ne me transforment pas… Je peux sans crainte laisser crier le crieur… Même s’il crie cent mille fois que la lune est en gomme baloune, ça ne changera pas la lune… Si je le laisse crier tout seul, sans trop réagir, il s’arrêtera habituellement bien vite…
Comme tu vois, penser avec bon sens, avec réalisme, ça nous aide vraiment à être heureux.
La semaine prochaine, nous verrons d’autres idées pleines de bon sang encore…
Alors, sur ces mots, je te laisse, chère amie ou cher ami.
Porte-toi bien et courrielle-moi…
Salut!
Pierre
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Intitulé S’épanouir et réussir ses études (Éditions Un monde différent), l’ouvrage en question est le fruit de nombreuses réflexions, ainsi que de conférences et d’ateliers donnés au fil des dix dernières années. «C’est un coffre à outils, avec trois compartiments, de l’épanouissement personnel, des communications constructives et de la réussite scolaire. Soigneusement choisis, ceux-ci forment un tout cohérent et s’avèrent particulièrement utiles pour clarifier, simplifier et faciliter notre tâche de parent, d’intervenant ou d’étudiant», écrit Pierre Bovo, un adepte de la «pensée réaliste», dans le mot d’introduction de son ouvrage.


Pour une quatorzième fois en 16 ans, les services de Pierre Bovo ont été retenus par le comité organisateur à titre de spécialiste formateur au congrès Annuel de l’Association Québécoise des enseignantes et enseignants du Québec (AQEP).